Modélisation systémiqe d’un système sécurité : Modèle MPE
Date: 2 juin 2006 à 00:00:00
Sujet: Securite


Nous considérons que l’accident est le résultat d’un processus qui transforme des données d’entrée constituer par la personne, les moyens et les exigences en donnée de sortie qui est l’accident, figure 6. Ce processus est constitué par des évènements séquentiels (modèle de surry (1969), théorie des domino (1931)) dont le premier évènements est toujours inattendus, les évènements suivants peuvent être inattendu voire inévitables (modèle MAIM).



Nous considérons que l’accident est le résultat d’un processus qui transforme des données d’entrée constituer par la personne, les moyens et les exigences en donnée de sortie qui est l’accident, figure 6. Ce processus est constitué par des évènements séquentiels (modèle de surry (1969), théorie des domino (1931)) dont le premier évènements est toujours inattendus, les évènements suivants peuvent être inattendu voire inévitables (modèle MAIM). Les Donnée d’entrée du processus accident, forment un modèle que nous appelons « MPE » constitués par la Personne, les Moyens organisationnels et techniques et les Exigences (charge de personne), ce modèle englobe tous les risques qui peuvent engendrer un accident Ces données d’entrée constituent un système qui est l’ensemble des personnes et des moyens matériels et organisationnels et des exigences qui interagissent pour atteindre un objectif commun, l’équilibre de ce système dynamique permet d’atteindre l’objectif dans les bonnes conditions (sans accidents) Ce modèle MPE offre un cadre conceptuel pour évaluer et prédire comment les caractéristiques de la personne, des moyens et des exigences se combinent pour déterminer le bien être de la personne et identifier les possibilités d’intervention préventive . Il s’agit d’avoir l’équilibre de l’équation suivante :

Personne + Moyens = Exigences

1-1 :Le facteur personne pour la prévention des risques au travail :

D’après W.H. Heinrich [1] 88% des accidents sont provoqués par des gestes humaines dangereux, la théorie des causes multiples distingues deux facteurs majeurs des causes des accidents parmi les quels le facteur liés au comportement de l’opérateur par son attitude inadéquate, manque de connaissances ou insuffisance des qualifications. Les deux théories soulignent que Les facteurs humains sont une composante majeure des causes des accidents du travail, il est donc important, de comprendre la part revenant au facteur humain.

Une étude publiée par C. Vidal-Gomel et R. Samurçay, montre que Les jeunes professionnels (moins de 25 ans) totalisent 25 % des accidents du travail alors qu’ils ne représentent que 12 % des effectifs des salariés. Ces faits peuvent être expliqués, d’une part, par leur manque d’expérience professionnelle, d’autre part, par l’insuffisance et l’inadéquation des formations professionnelles .

Les travaux de Rousseau (1993) mettent en évidence que la gestion du risque réalisée par des opérateurs expérimentés ne repose pas uniquement sur le respect des règles formelles de sécurité : celles-ci ne sont pas systématiquement appliquées et elles sont complétées par des pratiques sécuritaires informelles.

Enfin une étude réalisée par Anne SEPPALA [22] qui a adopté un modèle motivationnel Cognitif pour étudier les facteurs comportementaux de survenue des accidents, qui repose sur le fait que la survenue des accidents était liée à des représentations motivationnelles cognitives présentes dans la mémoire des travailleurs et comportant des perceptions relatives aux pratiques comportementales dominantes sur le lieu de travail, ce modèle a montrer que les perceptions des travailleurs sont liées aux taux d’accidents dans leur entreprise.

Si on analyse les historiques des accidents en Tunisie publié par la CNSS (figure 8), et essentiellement la répartition des accidents selon les heures de la journée de travail et leur nombre, on remarque que le milieu général de travail reste le même et le facteur humain est la cause la plus probable des variations enregistrées. D’une façon générale, il ressort de ces statistiques que les accidents sont plus nombreux vers la fin de la matinée et de l’après midi qu’aux autres moments de la journée.

On considère que pour un même danger présent dans une situation de travail, le risque encouru n’est pas le même pour tous les opérateurs, en fonction des compétences qu’ils sont en mesure de mobiliser pour l’éviter ou le gérer. On pense que le risque d’accident dépend des facteurs qui influent sur le comportement humain, à savoir les connaissances, les capacités, la possibilité et la volonté d’agir de façon que la sécurité soit assuré sur le lieu de travail, par exemple en terme de des connaissances : les travailleurs doivent d’abord connaître les différents types de risques, le risque potentiels et les dangers qu’ils peuvent rencontrer sur le lieu de travail. Cela suppose généralement qu’ils aient un certain niveau d’instruction et de formation, ainsi qu’une certaine expérience professionnelle.

On peut distinguer deux types de risques qui sont liés à la personne :

 Les risques par manque de connaissance (manque du savoir) lorsque la personne n’a ni règle ni compétence à appliquer.  Les risques dues au non -respect des règles ( manque de savoir faire) lorsque le comportement suppose l’application de certains règle.

1-2 :Le facteur Moyen pour la prévention des risques au travail :

L’objectif de l’entreprise étant d’assurer la production, il y a donc une tendance à concentrer ses efforts sur ce cœur de la mission, les activités périphériques faisant

l’objet de moins d’attention, tant sur le plan de l’organisation que sur celui des moyens mis à la disposition des ateliers ou services concernés.

La maîtrise des moyens et le lieu de travail vise la conception de systèmes productifs adaptés aux opérateurs, à la tâche qu’ils ont à accomplir et à son contexte, l’analyse ergonomique de l’activité met à jour toutes les composantes de cette tâche et de ce contexte, en particulier tous les éléments non prévues officiellement, tous les aléas et la variabilité industrielle. Or ce sont les éléments-ci qui comportent un potentiel de risque par l’opérateur lorsqu’il devra ajuster son comportement pour y faire face [19].

Une étude réalisée par Natasia I, Imbeau D, Toulouse G, Archer K, Gaboury C [21] a montrer que l’intégration de l’ergonomie du milieu de travail y compris les moyens aux démarches d’amélioration de la productivité telle que l’approche PVA - KAIZEN apparaît une des voies les plus importants pour contribue à la fois à réduire les risques et à augmenter la productivité et le niveau de qualité.

La direction, l’encadrement et l’environnement doivent appuyer activement le programme de sécurité, et s’intéressent en particulier à la prise de risque, à la conception et à l’adoption de méthodes de travail soucieuses de sécurité, à l’utilisation sans danger des outils appropries, à une définition claire des tâches, à la définition et au respect des procédures de sécurité, et à l’élaboration d’instruction claires en vue de la manipulation en toute sécurité des équipements et matériaux.

Parmi les facteurs de l’environnement et les moyens, on peut citer : l’environnement physique, l’hygiène, les caractéristiques matérielles du poste, la disponibilité des outils et des équipement appropriés ..etc.

Si on analyse le diagramme Moyens / Compétence de la personne, on conclut que la zone qui correspondent au risque élevé est celle ou les moyens et la compétence de la personne sont faibles (figure 9).

1-3 : Le facteur Exigence pour la prévention des risques au travail :

Ce risque "survient , lorsqu’il y a non ajustement entre les exigences de la tâche (des contraintes que lui impose son environnement) et les capacités d’une personne (ses propres ressources pour y faire face : son compétences et les moyens fournis). Les effets de ce déséquilibre ne sont pas uniquement de nature psychologique (stress). Il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité. Si les exigences du poste sont excessifs et la personne n’a pas les moyens nécessaires pour faire fasse, le risque d’accident augmente, inversement si les exigences du poste sont faible par rapport à la capacité de la personne les risques d’accidents sont faibles (figure 10).

1-4 : Évolution du modèle MPE.

Le modèle MPE est un système dynamique donc il évolue, des changements se produisent ; des mécanismes de régulation permettent de trouver un nouvel équilibre ; cependant, pendant les périodes de transition, les changements non encore ou mal assimilés, les dysfonctionnements sont générateurs de risques. C’est pourquoi l’analyse des accidents passés et l’analyse statique des risques dans une entreprise sont insuffisantes ; elles sont à compléter par l’analyse prévisionnelle des risques liés aux changements à venir. Ce raisonnement s’applique aussi aux solutions de prévention ; celles-ci doivent être compatibles avec les évolutions prévisibles. Exemples de changements : pointes d’activités saisonnières, changements liés à la nature même de l’activité, modification des produits achetés, arrivée d’une machine, adoption d’une nouvelle technologie ..etc







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